Cancres ou surdoués

Publié le par Sahli Yacine

En  lisant un article paru dans le Libé français le (04/05/2011) intitulé : (l’école des surdoués), j’ai appris que la France compte 40000 enfants précoces et que leur parcours scolaire n’est pas brillant,  et  l’échec scolaire n’est pas loin. Il semble bien que ces enfants précoces souffrent le martyre  et pour   cause, ils sont des  incompris  parce que méconnu ou associé à des cas sociaux ou des malades. Et de ce fait  ne se retrouvent pas dans cette « école » là. Certaines  personnes concernées trouvent l’école inadaptée pour eux et les profs sont ennuyeux à mourir pour leur enseigner quoi que ce soit. Alors ces surdoués que compte la France certains d’autres eux développent les attributs  du cancre remarquent leur profs. Non pas  pour dire parce qu’ils sont effectivement  des cancres mais pour signifier que l’école est parfois ennuyeuse et abêtissante par ses programme et sa pédagogie, par sa façon d’ »administrer » le savoir et gérer le quotidien des élèves.  Alors un problème se pose pour l’école public faut-il adapter l’école fidèle à son égalitarisme républicain à ses enfants  ou bien faut-il se taire pour ces  mêmes raisons d’égalités des chances entre citoyens loin de tout favoritisme ?

En lisant cette article, l’idée ou le fait de l’existence  d’enfants  surdoués, précoces  que l’école « massacre » à sa manière on voulant être juste fidèle à ses principes républicains égalitaristes et dépositaire du savoir et dont on ignore même l’existence dans d’autres pays et sous d’autres cieux où  on peut allègrement constater de piètres résultats quant à leur scolarité me permet de penser que le problème de l’ « échec  scolaire »  c’est aussi l’échec de la scolarisation et du système éducatif  lui-même. Un système désuet, dépassé, abêtissant, avilissant, vieillissant, somnolent sur ses propres convictions séculaires  et ne s’attardant  jamais à qui sécréter tout bonnement et en toute sérénité avec les bonnes intentions qui le gouverne, l’ennui à longueur de journée et au fil des années.

Quand il s’agit d’un pays développé et d’un Etat de droit ou les égalités des chances est une pratique et non une vue de l’esprit, une utopie, on est effrayé à l’idée  de comment est traité le « problème » de  l’échec scolaire et ses conséquence. L’école balloté entre démagogie égalitaire et ennui pédagogique quotidien où la bureaucratie fait office de « solutionneur » de ce même problème dont il est la cause principale et le premier responsable , et le plus surprenant c’est le refus de tout débat contradictoire. Pensée unique l’exige.

Que dire des élèves qui  refusent l’école et non les études eux-mêmes. La preuve en est, qu’ils préfèrent les cours particuliers pendant des heures et assister à des cours qui ne portent de « particuliers » qui n’ont rein de particuliers et qui paient en conséquences  en argent sonnante et trébuchantes  tout au long de l’année.  Ces élèves commencent les cours de bonheurs et les finissent tard la nuit.  Sans montrer aucunes fatigues et d’ennui d’aucune sorte.

Il semble que l’école dans sa version actuelle est inadaptée, inopérante,  inefficace, incapable de garder sa propre « clientèle » ou d’en  attirer d’autres, impuissante devant ce nouveau phénomène  qui vide l’école de ses écoliers. C’est une sorte de déperdition mal apprécier par les détenteurs de pouvoir d’agir en conséquence d’une manière réfléchie et adéquate devant un environnement incertain et discontinue et  d’apporter une réponse pour endiguer le « mal » qui range l’école.

On repensant à la situation désastreuse de l’école algérienne tout laisse croire que le mal vient de la gestion de l’école elle-même de la pensée unique. A croire que  nos chers élèves c’est des  surdoués  que la bureaucratie ambiante refuse de voir.

Faut-il changer les système éducatif et ses postulats ou changer les élèves pour qu’ils puissent s’adapter à ce même système qui semble tenir bon et se renouveler dans la continuité de l’ennui  et l’absence de l’autocritique ?

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